Tout semble partir d’un seul et même homme, Hitler, mais le dessous de l’iceberg est beaucoup plus impressionnant qu’on ne le pense. Tout est orchestré de manière intelligente et réfléchie, cette cruauté n’est pas propre à l’individu, elle est ancrée dans la société depuis des siècles. Cela éveille en nous une forme de colère, de hargne qui nous pousse à vouloir en savoir plus. Lorsque l’on entre dans une des salles du musée, la carte de l’Europe avant la guerre est dessinée sous nos pieds. Sur chaque pays est chiffré le nombre de juifs parmi la population. Une carte de l’après-guerre montre alors que ces chiffres se sont énormément amoindris. Ce qui est difficile, c’est de ne pas pouvoir se rendre compte du nombre de personnes que cela représente. Personne ne peut imaginer ce que représentent six millions de morts. Ce qui nous marque aussi, ce sont les objets que l’on peut voir, les gobelets, les couteaux, les costumes d’internement. On se rend compte que ces objets ont réellement appartenu à quelqu’un, qu’ils ont réellement servi, que les vêtements ont bien été portés et qu’ils ont peut-être été les seuls biens restants de la personne à laquelle ils ont appartenu, que cette personne s’y est peut-être accroché de toutes ses forces, qu’elle n’est peut-être jamais revenue des camps. Tout ceci nous aide à prendre conscience qu’en somme, rien n’a été inventé, rien n’a été exagéré ! Ce qui rend peut-être la chose moins triste et moins difficile à accepter, c’est qu’aujourd’hui il en reste des traces. Les noms, les objets, les photos, les vêtements, tout cela laisse une trace des victimes, c’est ce qui montre que personne n’a passé l’éponge et que personne n’oublie. Tout le monde se souvient, tout le monde vit en sachant que des millions de gens ont perdu la vie, simplement parce qu’ils étaient juifs.

Le camp de Drancy, toujours sur pieds est un témoignage direct et bien réel de l’extermination orchestrée par les nazis. Cette vie dans les camps de transit et de concentration, idéalisée par les journaux de l’époque est en réalité glaçante. Les conditions de vies, le manque de nourriture, l’insalubrité nous paraissent insensés aujourd’hui, et pourtant, à l’époque, certains mouraient avant même d’être déporté. Cette liberté dont est privé l’homme, la déshumanisation qui commence dans les camps de transit ne devient que trop effrayante au fil du temps, elle s’intensifie. Lorsque l’on imagine - parce qu’on ne peut qu’imaginer - ce qu’ont vécu ces personnes, il est difficile de croire à de telles choses. Il est difficile de penser que ces personnes, comme vous et moi sont mortes simplement parce qu’aux yeux de certains, elles s’opposaient à la définition de la « pureté » selon le régime d’Hitler. Voilà ce qui, pour certains de l’époque, définit l’aryen et justifie de tels actes. Ce qui, dans l’histoire de Drancy est frustrant, et qui rend la chose extrêmement amère est, qu’à un mètre cinquante, un mètre cinquante au bout du tunnel qui avait été creusé par les déportés se trouvait leur liberté. La vie dont ils avaient été privés jusque-là les attendait. Cette liberté pourtant si proche, personne n’a jamais pu y gouter, elle le leur a été arrachée si près du but.

Cette cruauté, dont certains sont coupables, parce que oui, des français y ont pris part, des allemands, des italiens, est accablante. Voilà ce qui nous motive : connaitre la vérité, mais encore plus, pourquoi ? Il s’agit probablement de ce qui nous fait prendre part au projet, mais également parce que nous devons faire vivre cette mémoire, celle des centaines de déportés et celles de tous ceux qui se sont battus contre l’antisémitisme du XXème siècle.

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